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Volume 15 numéro 2 (2018)

Numéro spécial sur la santé et le bien-être en région

Revue des écrits

L'exposition à la polymédication diffère-t-elle entre les milieux ruraux et urbains? Une revue descriptive des écrits

Caroline Sirois et Nicole Ouellet

Contexte : La consommation de plusieurs médicaments, la polymédication, s’accentue dans la population. Elle touche particulièrement les aînés et les personnes souffrant de maladies chroniques. Toutefois, l’impact du lieu de résidence (urbain ou rural) sur ce phénomène est encore peu documenté. But : Cette revue descriptive vise à explorer les écrits portant sur l’association entre le lieu de résidence, rural ou urbain, et le nombre de médicaments consommés et la présence de polymédication. Méthode : La consultation de Medline et Embase avec les mots clés polypharmacie, rural, urbain et défavorisation, entre 2000 à 2017, a permis d’identifier onze articles répondant aux critères d’inclusion. Résultats : Les études ont été réalisées dans dix pays (Canada=1). Des onze articles inclus, dix concernaient les aînés. La polymédication était plus fréquente en milieu urbain dans six études; une étude indiquait le contraire et quatre études ne démontraient pas de différence. L’âge avancé, le nombre accru de maladies chroniques et une faible santé auto-rapportée étaient associés à la polymédication. Conclusion : Les données sur l’influence du milieu de résidence sur la polymédication semblent conflictuelles. Des variations interrégionales et interpays sont importantes, rendant la généralisation difficile. Des études sont nécessaires pour déterminer si les écarts enregistrés sont le résultat d’un accès aux soins différents, de variations dans la prévalence des maladies ou dans la qualité des prescriptions.

Mots-clés : Polymédication, rural, urbain, vieillissement, aînés

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Article de réflexion

Quelles sont les perspectives pour l'intervention sociale communautaire auprès des jeunes au Québec? Le cas des services aux jeunes dans la région du Bas-Saint-Laurent

Marco Alberio et Salim Beghdadi

Le but de cet article est d’amorcer une réflexion autour des perspectives de changement qui affectent l’action sociale communautaire et l’intervention auprès des jeunes au Québec. Nous nous intéresserons ainsi à la reconfiguration du secteur communautaire à travers l’exemple bas-laurentien (MRC de La Mitis) où, comme partout ailleurs dans la province, les acteurs sont confrontés à différents changements et aux multiples contraintes de la « rationalisation » des dépenses, plus connue sous le nom d’austérité. Pour réaliser ce travail, nous nous appuierons notamment sur des données collectées auprès d’intervenants qui travaillent avec des jeunes (16-35 ans) en milieu rural dans la région du Bas-Saint-Laurent. Au besoin, nous croiserons ces récits avec ceux de jeunes concernés par leurs services et interventions. Notre objectif sera ainsi de retracer les mécanismes à travers lesquels les changements actuels et les mesures d’austérité affectent la mobilisation des acteurs du secteur communautaire et plus largement la gouvernance territoriale. En analysant les actions et les modes d’adaptation des acteurs locaux, nous porterons attention à ce que nous pourrions qualifier parfois d’innovations sociales, comme réponse au contexte actuel.

Mots-clés : Innovations sociales, intervention communautaire, services aux jeunes, développement territorial, gouvernance

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