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Volume 19 numéro 1 (2022)

L'infirmière clinicienne

Revue des écrits

L'impact de l'entrainement métacognitif sur les troubles du spectre de la schizophrénie : une revue des écrits

Michael Nanclarez et Tamara Green

Problématique. Bien que les patients ayant un trouble du spectre de la schizophrénie (TSS) adhèrent à un traitement pharmacologique, il est fréquent que des difficultés d’introspection et des symptômes positifs et négatifs résiduels, tels que des délires ou un retrait social, persistent. Développé par Moritz et Woodward (2007), l’entrainement métacognitif (Metacognitive training) est une intervention psychoéducative, fondée sur l’approche cognitivo-comportementale. Récemment ajoutée aux lignes directrices en Allemagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande, elle vise à former les patients aux biais cognitifs impliqués dans le maintien des délires. Objectif. Cette recension vise à documenter l’efficacité de l’entrainement métacognitif sur les biais cognitifs, l’introspection et les symptômes positifs et négatifs en complément d’une médication chez des adultes TSS. Méthode. Nous avons effectué une recherche documentaire dans les bases de données MEDLINE, CINAHL, Pubmed, Cochrane Library et Psychology and Behavioral Collection entre 2014 et 2021 avec les mots-clés suivants : « Metacognitive Training; Schizophrenia ou psychosis ou psychotic disorder ou schizophrenic disorder ; randomized control trial ou cohort ou case control ». Résultat. Huit essais cliniques randomisés et deux méta-analyses révèlent que l’entrainement métacognitif améliore l’introspection et les symptômes positifs, plus particulièrement les délires, ainsi que certains biais cognitifs comme les sauts aux conclusions hâtives. Conclusion. Cette intervention, pouvant être effectuée par des infirmières, pourrait favoriser le rétablissement des patients. Des recherches seraient souhaitables pour évaluer la faisabilité de la mise en œuvre de cette intervention dans le suivi des patients et d’en évaluer l’efficacité auprès d’adultes dans le contexte québécois.

The Impact of the Metacognitive Training on Schizophrenia Spectrum Disorder : A Review

Background. Although patients affected by schizophrenia spectrum disorder (SSD) undergo pharmacological treatment, it is common for difficulties with regards to insight to be present.  Residual positive and negative symptoms such as delusions or social withdrawal often persist. Developed by Moritz and Woodward (2007), Metacognitive Training (MCT) is a form of psychoeducation based on a cognitive behavioural approach. Recently added to treatment guidelines in Germany, Australia and New Zealand, MCT’s objective is to educate patients on cognitive biases involved in maintaining delusions. Objective. The aim of this review is to document the effectiveness of Metacognitive Training, as an adjunct to medication, on cognitive biases, insight, positive symptoms and negative symptoms in adults diagnosed with SSD. Method. A database search was conducted for the literature published between 2014 and 2021 using MEDLINE, CINAHL, Pubmed, Cochrane Library and Psychology and Behavioural Collection. The keywords used were: “Metacognitive Training; Schizophrenia or psychosis or psychotic disorder or schizophrenic disorder; randomized control trial or cohort or case control.” Result. Eight randomized clinical trials and two meta-analyses revealed that Metacognitve Training improved insight and positive symptoms, especially delusions. Certain cognitive biases such as jumping to conclusions also showed improvement. Conclusion. This intervention, which can be performed by nurses, could promote patient recovery. Further research is needed to evaluate the feasibility of implementing MCT during patients follow up and to evaluate its effectiveness amongst adults with SSD in Quebec.

Keywords : Metacognitive training, MCT, schizophrenia, cognitive biases, insight, positive symptoms, negative symptoms.

Mots-clés : Entrainement métacognitif, EMC, Schizophrénie, biais cognitifs, introspection, symptômes positifs, symptômes négatifs

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Revue des écrits

Évaluation de l'utilisation systématique de la CIWA-Ar pour le traitement du sevrage alcoolique : une revue narrative

Pier-Ann Seaburn, Vanessa Fillion et Stéfani Dubé

Objectif. L’objectif de cette revue descriptive est de décrire si l’utilisation systématique de la CIWA-Ar par les infirmières diminue la durée du traitement, l’utilisation de benzodiazépines et le risque de complications du sevrage alcoolique. Méthode. Les bases de données consultées sont Medline, CINAHL, Elsevier et Google Scholar. Les mots-clés cherchés sont « CIWA-Ar », « ciwa protocol or clinical institute withdrawal of alcohol or clinical institute withdrawal assessment for alcohol », « sevrage alcoolique » et « alcohol withdrawal ». Les critères d’inclusion sont les articles en anglais ou en français, concernant les adultes, écrits après 1999, et qui discutent de l’efficacité ou des limitations de la CIWA-Ar. Le PRISMA a été utilisé pour sélectionner ces treize articles. Résultats. 13 articles avec 2939 patients adultes (> 18 ans) ont été analysés. Les résultats de l’utilisation de la CIWA-Ar démontrent une diminution significative de l’utilisation de benzodiazépines (BZD) chez les patients atteints d’un trouble lié à la consommation d’alcool souffrant de sevrage alcoolique. De plus, des résultats secondaires tels que la diminution de la durée du séjour hospitalier et le risque de complications sévères du sevrage alcoolique ont été démontrés. Conclusion. Les résultats observés permettent de constater que l’utilisation systématique de la CIWA-Ar comme outil d’évaluation du sevrage alcoolique actif en centre hospitalier permet de diminuer la durée de séjour, l’utilisation de médicament et les risques de complications. Nous recommandons aux milieux hospitaliers d’offrir une formation sur la CIWA-Ar afin d’aider les infirmières à faire des interventions plus efficaces concernant le sevrage et à se sentir plus compétentes.

Assessment of the Systematic Use of CIWA-Ar for the Treatment of Alcohol Withdrawal: A Narrative Review

Objective. This descriptive review aims to examine whether the systematic use of CIWA-Ar protocol by registered nurses decreases the length of in-hospital treatment, the use of benzodiazepines and the risk of complications due to alcohol withdrawal. Method. The databases we used are Medline, CINAHL, Elsevier and Google Scholar. The keywords we used are “CIWA-Ar”, “ciwa protocol or clinical institute withdrawal of alcohol or clinical institute withdrawal assessment for alcohol”, “sevrage alcoolique” and “alcohol withdrawal”. The inclusion criteria were articles written in English and/or in French, with adult patients, written after 1999 and with a discussion the efficacity or limitations of CIWA-Ar. PRISMA has been used to select these thirteen articles. Results. 13 articles with 2939 adult patients (> 18 years old) have been analyzed.  Results of using CIWA-AR show a significant decrease of the use of benzodiazepines (BZD) for clients with alcohol use disorder suffering from alcohol withdrawal. Furthermore, analysis demonstrates secondary results such as hospital length of stay and severe complications risk of alcohol withdrawal. Conclusion. Results demonstrate the systematic use of CIWA-Ar as an assessment tool for active alcohol withdrawal in hospital enables a decreased length of stay, use of medication and risk of withdrawal complications. We recommend that hospital settings offer training about CIWA-Ar in order to promote increased competency and use of effective interventions by Registered Nurses.

 

Keywords : Clinical institute withdrawal assessment for alcohol, CIWA-Ar, alcohol withdrawal, alcohol, nursing assessment of withdrawal.

Mots-clés : Clinical Institute Withdrawal Assessment for Alcohol, CIWA-Ar, sevrage alcoolique, alcool, évaluation, infirmière du sevrage

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Revue des écrits

Incertitude et jugement clinique infirmier dans la gestion de la douleur auprès de personnes ne pouvant l’autodéclarer : une revue des écrits

Leticia Urrutia et Anne Bourbonnais

Contexte. Il n’existe aucun test objectif qui puisse mesurer l’expérience personnelle de la douleur. L’autodéclaration est reconnue comme « l’étalon d’or » pour son évaluation. Dans diverses situations cliniques, des personnes ne peuvent l’autodéclarer. Cela est fréquent en centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) où la douleur affecte la plupart des résidents, dont la majorité vit avec un trouble neurocognitif majeur (TNCm). Ce trouble peut les empêcher d’autodéclarer leur douleur ce qui peut provoquer de l’incertitude chez l’infirmière et influencer son jugement clinique. Plusieurs études ont été réalisées pour comprendre la prise de décisions pour la gestion de la douleur auprès des personnes qui ne peuvent l’autodéclarer, et ce, dans différents milieux de soins. But. Le but est d’établir l’état des connaissances sur le jugement clinique dans la gestion de la douleur chez les personnes ne pouvant l’autodéclarer afin de dégager des implications pour celles vivant avec un TNCm. Méthode. Une recension des écrits a été réalisée dans deux bases de données et 16 articles ont été identifiés. Résultats. Les résultats mettent en évidence que l’ambiguïté des comportements amène une incertitude chez les professionnels de la santé, dont les infirmières, pouvant découler en des problèmes de jugement clinique dans la gestion de la douleur. Cela peut retarder l’évaluation et le soulagement de la douleur chez les patients ne pouvant l’autodéclarer, dont chez les personnes âgées vivant avec TNCm. Conclusion. Des recommandations sont faites pour améliorer le jugement clinique dans ces situations, par exemple en intégrant des activités de réflexion pour favoriser le développement professionnel des infirmières.

Nursing uncertainty and clinical judgment in pain management with people unable to self-report : A Literature Review

Context. There is no objective test that can measure the personal experience of pain. Self-declaration is recognized as the “gold standard” for its evaluation. In various clinical situations, people cannot self-report pain. This is common in long-term care homes where pain affects most residents, the majority of whom often live with a major neurocognitive disorder. This condition can prevent them from self-reporting their pain, which can cause uncertainty for nurses and affect their clinical judgment. Several studies have been carried out in various care setting to understand decision-making for pain management in people who cannot self-report pain. Purpose.  The purpose is to establish the state of knowledge on clinical judgment in pain management in people who cannot self-declare it to identify implications for those living with a neurocognitive disorder. Method. A literature review was carried out in two databases, and 16 articles were identified. Results. The results highlight that the ambiguity of behaviour leads to uncertainty among health professionals, including nurses, which can induce clinical judgment problems in pain management. This may delay the assessment and relief of pain in patients who cannot self-report it, including for older people living with a neurocognitive disorder. Conclusion. Recommendations are made to improve clinical judgment in these situations, for example, by integrating reflective activities to support nurses' professional development.

Keywords: Decision-making, certainty, ambiguity, pain, non-verbal.

Mots-clés : Processus décisionnel, certitude, ambiguïté, douleur, non-verbal

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Revue des écrits

L'usage du cannabis médical pour le soulagement de la douleur chronique : un état des connaissances

Anouk Bérubé,  Alexis Mercier, Stéphanie Larente-Marcotte et Véronique Prévost

Contexte. La prise en charge de la douleur chronique et le soulagement à long terme des patients sont complexes et il existe de nombreuses options en matière de traitement. Bien qu’il soit utilisé à des fins thérapeutiques depuis des millénaires, le cannabis n’est encadré dans son usage à des fins médicales que depuis juillet 2001, et il constitue une option de plus en plus discutée aujourd’hui. Objectif. Cette revue rapide de la littérature vise à dresser un portrait de l’usage du cannabis médical contre les douleurs chroniques, ses risques et bénéfices, et les implications pour la pratique infirmière. Méthode. Une exploration de la littérature grise et des bases de données CINAHL et PubMed a permis de tirer plusieurs conclusions des 53 articles sélectionnés. Résultats. Malgré l’encadrement légal de son utilisation au Canada, le cannabis suscite toujours la controverse et le personnel infirmier se sent peu appuyé et peu habileté à recommander son usage, notamment en raison d’un manque de connaissances et de questionnements éthiques. Le cannabis médical a des propriétés analgésiques contre certains types de douleur chronique, mais peut causer certains effets secondaires tels que de la somnolence et de la confusion. Ainsi, la prise de décision partagée entre le professionnel de la santé et le patient est un processus pertinent lors du choix d’un traitement adapté à chacun dans le soulagement de la douleur chronique. Conclusion. Le cannabis médical mériterait d’être davantage étudié et mieux connu, autant dans la population générale que chez les professionnels de la santé.

 

Medical cannabis use in chronic pain management: a knowledge synthesis

 

Background. The management of chronic pain and the long-term relief of patients is complex and there are many treatment options. Medical cannabis is an option that is increasingly considered by healthcare professionals today. Indeed, although cannabis has been used for millennium for medical purposes, its use in a strict medical context is fairly recent and was made possible in July 2001 by the Access to Marijuana for Medical Purposes Regulations. Objective. This rapid review of the literature aims to provide an overview of the use of medical cannabis for chronic pain, its risks and benefits, and the implications for nursing practice. Method. An in-depth exploration of the gray literature and the CINAHL and PubMed databases allowed to draw several conclusions from the 53 articles selected. Results. Medical cannabis seems like an innovative treatment. However, despite the legal framework for its use in Canada, cannabis is still a source of controversy and health professionals feel little supported and poorly qualified to recommend its use to their patients, due to a lack of knowledge and ethical questions. Medicinal cannabis has analgesic properties for certain types of chronic pain but can cause some side effects such as drowsiness and confusion. Thus, shared decision-making between the healthcare professional and the patient is a relevant process when choosing an appropriate treatment for the relief of chronic pain. Conclusion. Medical cannabis deserves to be better known, both in the general population and among health professionals, and more research is needed.

 

Keywords : Medical cannabis, chronic pain, healthcare provider, nurses, pain management, chronic illness

Mots-clés : Cannabis médical, douleur chronique, professionnels de la santé, infirmières, gestion de la douleur, maladie chronique

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Article de recherche

Le protocole de détresse respiratoire chez les personnes âgées en fin de vie : Un choix thérapeutique de dernier recours?

Diane Tapp, Marie-Ève Cimon, Florence Martineau, Laurie Plamondon, Abba Fadimatou et Ariane Plaisance

Contexte. Au Québec, le protocole de détresse respiratoire (PDR) est prescrit aux patients recevant des soins palliatifs et de fin de vie. Il s’agit de l’administration simultanée d’un opioïde, d’un anticholinergique et d’un sédatif par une infirmière permettant d’induire une sédation et de diminuer rapidement les symptômes aigus d’un patient en fin de vie. Selon le protocole médical de l’Institut d’excellence en santé et services sociaux (INESSS), le PDR devrait être une mesure d’urgence et de dernier recours. Son utilisation est peu documentée et serait fréquente auprès des aînés. But et méthodes. Le but de cet article est de décrire la prévalence, la fréquence et les motifs justifiant le recours au PDR, ainsi que les administrations non conformes chez les personnes âgées dans différents milieux cliniques. Une étude de cohorte rétrospective transversale multicentrique a été effectuée dans six unités de soins de la grande région de Québec. Quatre-cents quatre-huit (488) dossiers de patients décédés alors qu’ils étaient âgés de plus de 65 ans ont été analysés. Résultats. La moyenne d’âge au décès était de 81,1 ans (±9,2). Globalement, 78 patients ont reçu un total de 127 PDR. Soixante-quatre PDR (50,4 %) administrés étaient non-conformes. Les prévalences de l’administration du PDR et de la non-conformité sont plus élevées aux soins intensifs. Discussion. Les pratiques actuelles de gestion des symptômes aigus chez des patients âgés en fin de vie doivent être améliorées. Retombées. La mise en perspective de ces constats permettra d'améliorer la qualité des soins offerts de même que de réduire les disparités entre les milieux cliniques.

 

Abstract

 

Context. In the province of Quebec, the respiratory distress protocol (RDP) is prescribed to patients receiving palliative and end-of-life care. It is the administration of an opioid, an anticholinergic and a sedative by a nurse aiming to induce sedation and rapidly reduce the acute symptoms of a patient at the end of life. According to the national medical protocol (INESSS), RDP should only be administered to conscious persons facing a specific clinical situation and should be an emergency, last resort measure. Its use is poorly documented and is likely to be frequent with elderly persons. Purpose and methods. The purpose was to describe the prevalence, frequency, reasons for RDP use in the elderly, as well as non-compliant administration in different clinical settings. A multicenter, cross-sectional, retrospective cohort study was conducted in six care units in the greater Quebec City area. Four hundred and eighty-eight (488) records of patients who died while over the age of 65 years were analyzed. Results. Mean age at death was 81.1 years (±9.2). Overall, 78 patients received a total of 127 RDPs. Sixty-four RDPs (50.4%) administrations were not compliant. The prevalence of RDP administration and non-compliancy are higher in the ICU. Discussion. Current practices for the management of acute symptoms of patients at the end of life need to be improved. Conclusion. Challenging current practices will improve the quality of care offered to persons at the end of their life and reduce disparities between clinical settings.

Keywords : End of life, respiratory distress protocol, elder, severe dyspnea.

Mots-clés : Fin de vie, protocole de détresse respiratoire, personne âgée, dyspnée sévère

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Revue des écrits

Les facteurs prédictifs du deuil pathologique chez les proches aidants de personnes atteintes de cancer en phase avancée : une revue des écrits

Lénie Bergeron et Josianne SAvard

Introduction. Les proches aidants de personnes atteintes de cancer en phase avancée sont plus à risque de présenter un deuil excédant l’intensité, la qualité ou la persistance de ce qui est normalement attendu. Les professionnels de la santé doivent être en mesure de reconnaître les éléments de vulnérabilité susceptibles de compliquer ce processus chez cette population. Objectif. Identifier les facteurs prédictifs d’un deuil pathologique chez les proches aidants de personnes atteintes de cancer en phase avancée. Méthode. Une recherche dans les bases de données CINAHL et MEDLINE en utilisant les mots-clés « complicated grief », « prolonged grief », « grief disorder », « risks factors », « predictors », « caregiver » et « cancer » a été réalisée. Les articles en français ou en anglais parus entre 2010 et 2021 ciblant les prédicteurs de deuil pathologique chez les proches aidants adultes en contexte de soins palliatifs oncologiques et précisant le milieu dans lequel les soins étaient prodigués ont été inclus. Résultats. Dix articles provenant de cinq pays différents ont été retenus. Neuf études ont utilisé un devis corrélationnel prédictif. Le 10e est un article professionnel. Les populations étudiées dans ces articles étaient des proches aidants adultes. La majorité est représentée par des femmes conjointes du malade. Les prédicteurs sont regroupés sous deux thèmes : les caractéristiques démographiques et le profil psychosocial du proche aidant. Conclusion. Les résultats permettent d’identifier un profil de proches aidants à risque de développer un deuil pathologique, facilitant leur orientation vers les services adéquats.

 

Predictive factors of pathological grief in family caregivers of people with advanced cancer: A litterature review

Introduction. Caregivers of people with terminal cancer are at risk to develop bereavement that can exceed what is usually expected in terms of intensity, quality, and length. Health professionals could provide better services if they could recognize risk factors among their clients. Objective. To identify the predictive factors of a pathological bereavement in caregivers of people with advanced cancer. Method. Examination of the CINAHL and MEDLINE databases using the keywords "complicated grief", "prolonged grief", "grief disorder", "risk factors", "predictors", "caregiver", and "cancer". French and English articles published between 2010 and 2021 and targeting pathological bereavement predictors for adult caregivers caring in an oncologic context and mentioning the caring environment were considered for inclusion. Results. Ten relevant articles were selected from five different countries. Nine of them used a predictive correlational method and the other one was a professional article. The study populations were adult caregivers. Predictors fit into two themes: demographic characteristics and caregiver’s psychosocial profile. Conclusion. The results help to identify a profile of caregivers at risk of developing pathological bereavement, and to facilitate their referral to health professionals.

 

Keywords : pathological bereavement, caregivers, cancer, end of life, predictive factors

 

Mots-clés : Deuil pathologique, proches aidants, cancer, fin de vie, facteurs prédictifs

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